Partager l'article ! Pot au maître Jean: Pot au maître Jean Un cœur bat très vite, Devant m ...
Journal d'un roman
Pot au maître Jean
Un cœur bat très vite,
Devant moi je le site,
Rien que de penser et ça été fait !
La nuit descendra dans la forêt.
Le vent avec ses ailes m'horrifie,
Mille monstres me fabriquent la nuit,
La lune regarde vers la terre,
L'ouragan se dresse en colère.
Après qu'il nous a traversé
Calme, triste, est la forêt,
Si on peut encore nommer ainsi
Les quelques arbres fléchis.
Surpris dans notre sommeil,
Balancés dans tous les sens à notre réveil,
Sans pouvoir se cramponner
À cette cette terre d'où nous sommes depuis des années.
Ce n'est pas nous qui avons fait ce vent !
Nous aimions chanter avec lui en balançant,
Moi je me croyais immortel,
Avec trois couleurs éternelles.
Je m'inclinais dans la nuit
Quand mes frères tombaient avec bruit,
Nous étions vaincus par l'ouragan,
La mort a frappé il a même fait couler du sang.
Encore deux printemps comme cela,
Il n'y a plus Pot-Au-Maître Jean,
Avec la terre nous avons tremblé,
Par centaines nous sommes déracinés.
E.H